Entre ces murs...
Désertique palais d'ombre et de silence,
Soudain animé de mes cris,
Mon front se cogne sur les murs de granit,
Et mes ongles s'écorchent pierre à pierre à mes rêves.
Empire sans soleil où ne brille que l'éclat,
De mes yeux qui fouillent jusqu'à ne plus voir,
Nuit sans fin décharnée,
Acharnée sur mon corps.
Jusqu'à quels rivages de la désolation,
Blessure ouverte encore en ma terre brûlée,
Jusqu'à quels champs d'honneur,
Vais-je porter ma vie en hommage écarlate?
Je ne peux plus lutter,
Mes larmes ne servent plus,
Qu'à abreuver les sillons de la mort,
Comme la pluie lacère ma chair de ses lames aiguës.
Est-il un horizon que je puisse espérer,
Une aurore levée qui ne soit pas mortelle,
Un mot dans le déluge qui ne crie pas mes mots,
Est-il une couleur qui ne soit pas mon sang ?
Relevée mais à quoi ça sert,
Mes pas se heurtent dans le brouillard sombre,
Ma voix hurle à déchirer le ciel,
Seule et plaie vivante je marche encore ...
Désertique palais d'ombre et de silence,
Soudain animé de mes cris,
Mon front se cogne sur les murs de granit,
Et mes ongles s'écorchent pierre à pierre à mes rêves.
Empire sans soleil où ne brille que l'éclat,
De mes yeux qui fouillent jusqu'à ne plus voir,
Nuit sans fin décharnée,
Acharnée sur mon corps.
Jusqu'à quels rivages de la désolation,
Blessure ouverte encore en ma terre brûlée,
Jusqu'à quels champs d'honneur,
Vais-je porter ma vie en hommage écarlate?
Je ne peux plus lutter,
Mes larmes ne servent plus,
Qu'à abreuver les sillons de la mort,
Comme la pluie lacère ma chair de ses lames aiguës.
Est-il un horizon que je puisse espérer,
Une aurore levée qui ne soit pas mortelle,
Un mot dans le déluge qui ne crie pas mes mots,
Est-il une couleur qui ne soit pas mon sang ?
Relevée mais à quoi ça sert,
Mes pas se heurtent dans le brouillard sombre,
Ma voix hurle à déchirer le ciel,
Seule et plaie vivante je marche encore ...